Red Center

Du 12 au 22 décembre 2009


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Stuart Highway

Nous avons eu le plaisir de parcourir plus de la moitié des 3000 km de la Stuart Highway entre Darwin et Alice Springs en passant des luxuriantes forêts tropicales du Top End au désert aride du Red Centre.

  

 

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Cette route mythique côtoie les célèbres parcs nationaux de Mary River, Litchfield, Kakadu, Nitmiluk, Elsey, MacDonnell Ranges, Watarrka, Uluru-Kata Tjuta et Flinders Ranges dont nous vous avons déjà parlé ou qui viendront très prochainement!

 

 

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Avec moins de 0.2 habitant par km2, le Territoire du Nord ne jouit pas du statut d’Etat australien en raison de sa population trop restreinte. En effet, entre Darwin et Alice Springs nous n’avons croisé que deux petites bourgades en dehors des roadhouses dans lesquels on peut se restaurer et faire le plein d’essence! Tous ces endroits offrent aussi généreusement le café aux conducteurs, afin d'éviter tout risque d'assoupissement au volant!

 

 

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A la sortie du Kakadu, notre première halte sur la Stuart Hwy se fit à Pine Creek pour manger un burger et visiter la gare datant de 1888.

 

 

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Cette «ville» fut l’une des principales scènes de la ruée vers l’or, bien que l’entrés des mines est complètement inondée aujourd’hui.

 

 

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Une centaine de km plus au sud se trouve Katherine où nous avons séjourné pour visiter le Nitmiluk National Park, présenté dans un autre article. A une autre centaine de km plus au sud, nous avons traversé Mataranka, la ville du Never Never, appelée ainsi en raison du roman «We of the Never Never» de Jeannie Gunn qui fait référence à l’amour que portaient ses habitants à une terre aux conditions pourtant extrêmes mais qu’ils ne pourraient jamais, jamais quitter.

 

 

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Les termitières de tout type étaient encore bien présentes et nous accompagneront durant toute la visite du Red Centre jusqu'à Ayers Rock!

 

 

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C’est aussi ici que se situe l’Elsey National Park avec ses eaux thermales à 34°C issues des Rainbow Springs.

 

 

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La couleur bleutée et la transparence de cette eau sont dues aux roches particulières de la région.

 

 

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Nous en avons profité pour dîner là afin d’assister à une petite séance durant laquelle les Barramundis d’un petit étang étaient nourris (poissons les plus répandus et le plus appréciés du Top End pouvant mesurer plus d’un mètre de long) et nous avons même pu y participer!

 

 

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Les nombreux volatiles qui se baladaient par là ont réussi à attirer l'attention de Cindy…

 

 

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Nous avons décidé de passer la nuit dans le camping du célèbre Daly Waters Pub, le plus vieux du Territoire, désaltérant les gosiers assoiffés des voyageurs depuis 1893.

 

 

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Il est décoré de cartes de crédits, passeports, billets de banques, mais aussi de soutiens-gorges, caleçons de bain et autres tongs des visiteurs qui y ont séjourné.

 

 

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Bien que l’environnement du camping nous semblait propice à une douce nuit paisible, elle fut chamboulée par l’arrivée tardive d’un couple et de leurs trois chiens (dont un qui nous semblait à l’agonie), qui ont eu la brillante idée de s’installer à deux mètres de nous alors que tout le camping était désert! Grrrrrrrrrrrrrr…

 

 

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Les 500 km suivants, dévalés à 140 km/h, se sont résumés à une route bordée de terre rouge avec l’apparition timide de quelques kangourous jusqu’à Tennent Creek qui a été fondée dans les années 1800 pour acheminer la ligne de télégraphie du nord au sud. Par la suite, la région prit son essor grâce à la découverte d’or vers le début du 20ème siècle.

 

 

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Les mines de Battery Hill étaient même les plus prospères de tout le Commonwealth. Nous avons donc décidé d’aller y jeter un coup d’œil…

 

 

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La situation ne devait vraiment pas être évidente, parce que même aujourd’hui on a l’impression d’être perdu au milieu de nulle part, entouré uniquement par du sable et des bushettes (le nom qu’à donné Cindy aux petites touffes rondes dans le désert, appelées Spinifex) sous une chaleur écrasante… Il y a eu à l’époque une campagne de publicité tentant d’attirer des femmes ici pour faire prospérer la ville comme elle n’était presque peuplée que par des mineurs célibataires. Mais ça a visiblement échoué, vu la taille de la ville! Et on comprend assez pourquoi…

 

 

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Après avoir passé la nuit dans le camping des Devil’s Marbles dont nous vous parlerons dans le prochain article, le dernier plein d’essence avant Alice Springs se fit dans une station gérée par un australien mythique qui collectionne les objets que les visiteurs veulent bien lui donner, en leur garantissant en retour une bière gratuite à leur prochain passage. Il dit qu’ainsi il n’a pas besoin de voyager, parce que le monde vient à lui et c’était d'ailleurs impressionnant de voir tout ce qu’il avait déjà réussi à collecter sur la Suisse!

 

 

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Nous n’avons pu lui donner qu’un bon de 5 centimes par litre sur le plein dans les stations essences Coop qui traînait dans notre porte-monnaie, mais il avait l’air ravi. Finalement, en partant de là, nous avons croisé deux femmes aborigènes qui vendaient leurs tableaux à un prix cinq fois moins élevé que dans les galeries et comme on savait qu’ainsi au moins l’argent leur revenait directement en main propre, on s’est empressé d’acquérir une œuvre unique.

 

Nous avons finalement fait une dernière halte à Aileron, à 150 km au nord d’Alice Springs, qui essaie de se prendre pour Hollywood avec ses lettres géantes sur le sommet de la plus haute colline du coin, mais il leur reste encore du chemin à faire…

 

 

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Voici enfin quelques road trains, les trains routiers appelés ainsi en raison de leur longueur et de la quantité de marchandise qu'ils peuvent transporter. Il s'agit du meilleur moyen pour acheminer essence, nourriture et autres produits du nord au sud. Ils leur faut plusieurs minutes pour accélérer jusqu'à 100 km/h et une fois à cette vitesse rien ne les arrête plus! Pour avoir dû en dépasser quelques uns, c'est à chaque fois un petit pic d'adrénaline, parce qu'il faut souvent plus d'un km pour les dépasser et la visibilité doit être parfaite pour oser le faire.

 

 

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Road Train

 

 

 

Devil's Marbles

A environ 100 km au Sud de Tennant Creek se trouvent les Devil’s Marbles, de gros rochers sphériques en granite rouge éparpillés dans une vallée des Davenport Ranges. La science attribue leur origine à la compression, il y a 1700 millions d’années, de lave fluide à l’intérieur de l’écorce terrestre. Pour les aborigènes c’est le serpent arc-en-ciel qui les a déposés là.

 

 

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Ce parc est presque toujours représenté par ses deux rochers les plus célèbres:

 

 

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Mais ça ne se résume de loin pas qu’à ça! Si on prend le temps de se balader, on découvre des centaines d’autres rochers, tout aussi beaux et fascinants. Sous forme de cubes initialement, ils ont été façonnés par la pluie et le vent au fil des années et transformés en billes qui sont, pour la plupart, dans des positions improbables.

 

 

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D’ailleurs nous avons tellement aimé cet endroit que nous y sommes restés des heures! A chaque fois que nous contemplions un rocher, nous en apercevions un autre plus loin que nous avions vite envie d’aller voir. 

 

 

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A l’image d’Uluru, le célèbre rocher du centre de l’Australie, les Devil’s Marbles prennent un aspect différent en fonction de la luminosité. Le coucher de soleil par beau temps leur donne une magnifique teinte orangée. Nous n’avons malheureusement pas pu assister à cela car il faisait couvert, mais nous avons quand même pu admirer le soleil se coucher au loin depuis le sommet de l’un des rochers.

 

 

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Le temps était à nouveau au beau fixe le lendemain et nous en avons profité pour nous promener encore un peu dans le parc et admirer les Marbles avant de reprendre la route.

 

 

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Finalement un joli pigeon des rochers qu'on tenait à vous présenter.

 

 

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Uluru / Ayers Rock

Ayers Rock, le célèbre monolithe rouge de 3,6 km de long et 2,4 km de large, qui domine de 348 m une plaine désertique au sud-ouest d’Alice Springs, est devenu un emblème de l’Australie. Mais il ne s'agit que du sommet de l'iceberg, car cet immense rocher s'enfonce à une profondeur de 5 km sous terre! Il est protégé depuis 1958 par un parc national inscrit aujourd’hui au patrimoine mondial de l’Unesco. En 1985, le gouvernement en céda sa propriété aux aborigènes Anangu, pour qui toute la région reste sacrée, et le rocher retrouva son nom ancestral d’Uluru.

Il se situe dans un parc national qui renferme également d’autres formations rocheuses, les Olgas ou Kata Tjuta, dont nous parlerons dans le prochain article.

 

 

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Uluru est célèbre pour ses changements de couleur au lever et surtout au coucher de soleil. Il faisait un temps magnifique et nous avons eu la chance d’assister à un spectaculaire coucher de soleil le soir de notre arrivée.

 

 

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Le lendemain matin, comme nous en redemandions, nous nous sommes levés à 4h15 pour voir le soleil se lever sur ce beau monolithe depuis un autre point de vue.

 

 

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Nous avons même eu la visite de quelques dromadaires qui désiraient aussi assister au spectacle. 

 

 

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Nous avons profité de la fraîcheur matinale (seulement 40°C à 6h) pour nous lancer dans une marche de quatre heures qui fait le tour d’Uluru.

 

 

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Il est absolument interdit de pénétrer dans certains sites sacrés où les aborigènes pratiquent encore des rituels, ainsi que bien sûr d’emporter des morceaux de rocher… Chaque année, des fragments d’Uluru provenant des quatre coins du monde sont restitués par lettre, accompagnés de longs mots d’excuses. Les personnes ayant commis ce «délit» sont persuadées que leur vie a changé depuis et que la malchance cessera si les fragments sont remis à leur place. 

 

 

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Uluru

 

De nombreuses personnes viennent uniquement visiter l’endroit afin de grimper sur le rocher, bien que les aborigènes demandent de ne pas le faire. En effet, en dehors du fait que l’endroit a une signification spirituelle très importante, ils ne souhaitent pas que des touristes se blessent en entreprenant cette montée, car ils se sentent le devoir de protéger les visiteurs. Malheureusement, des centaines de personnes le font chaque année et il y a déjà eu plusieurs morts. D’ailleurs il est prévu que la montée soit interdite dans un futur proche (probablement déjà en 2010).

Nous avons choisi de respecter le souhait du peuple Anangu et de ne pas grimper.

 

 

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Kata Tjuta / Mt Olgas

Ce groupe de gros rochers arrondis dont le nom aborigène signifie «beaucoup de têtes» se trouve à 42 km à l’ouest d’Uluru. Le Mount Olga, le plus haut, mesure 546 m. Les monolithes de grès rouge, les défilés et les vallées qui les séparent composent un décor fascinant. Les Anangu lui accordent la même importance spirituelle qu’à Uluru même s’ils racontent moins de mythes à son sujet car ceux-ci sont réservés aux initiés.

 

 

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Kata Tjuta

 

 

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Le sentier de la Valley of the Winds emprunte plusieurs défilés et il faut environ trois heures pour le parcourir.

 

 

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Nous avons fait cette marche agréable avec Virginie, une belge fort sympathique rencontrée la veille alors que nous fraudions en utilisant la cuisine de l’auberge à côté de notre camping.  L’Australie est le 50ème pays qu’elle visite… Il nous reste encore du chemin à faire. 

 

 

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Après une heure de marche, nous avons atteint le Karingana Lookout qui offre des vues splendides sur la vallée.

 

 

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Voici quelques images de la fin de la balade. Les paysages étaient toujours aussi beaux!

 

 

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Ohhh un bébé lézard! 

 

 

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Il fait si chaud dans le désert qu'il y a régulièrement des panneaux avertissant des dangers de la déshydratation.

 

 

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Comme il faisait couvert et que la chaleur était supportable, nous avons décidé d’emprunter un deuxième itinéraire, plus court, qui remonte la jolie Walpa Gorge jusqu’à la paroi rocheuse qui la ferme au-dessus d’un point d’eau.

  

 

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Au final, nous avons passé une merveilleuse journée dans les Olgas que nous avons trouvé en tout cas aussi impressionants qu’Uluru!

 

 

 

Kings Canyon

Kings Canyon se trouve dans le Watarrka National Park qui est riche en trous d’eau et en poches de végétation. Ceci permet la survie de 600 espèces de plantes, ainsi que de plusieurs dizaines d’espèces d’oiseaux et de reptiles. L’impressionnant canyon, creusé par des millions d’années d’érosion, a des parois de plus de 100 mètres de haut. Ces dernières conservent les traces fossilisées de créatures marines disparues depuis longtemps et celles des ondulations d’une ancienne mer.

Certains sites sont sacrés et il y a trois communautés d’aborigènes qui vivent dans ce parc, la principale étant celle des Luritja qui vivent là depuis plus de 20’000 ans.

 

 

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Le soir de notre arrivée nous avons fait une petite marche de 2 km, la Kings Creek walk, qui nous a permis d’explorer le fond du canyon et d’admirer ses parois escarpées.

 

 

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Nous avons eu droit à un joli coucher de soleil depuis notre camping.

  

 

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Le lendemain matin, nous avons fait la célèbre Rim walk, une marche de quatre heures qui offre des vues à couper le souffle du canyon, mais qui passe aussi par d’étonnants dômes façonnés par le vent et la pluie au fil des années, ainsi que par le jardin d’Eden. Ce nom a été donné à une gorge étroite jouissant d’un microclimat qui permet la croissance de diverses espèces de plantes.

 

Voici les prévisions météo pour la journée. 

 

 

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La marche débute par une montée à pic d’une trentaine de minutes.

 

 

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Nous nous sommes lancés à 4h30, à l’aide d’une lampe frontale, car nous voulions voir le soleil se lever sur le canyon. Une fois arrivés au sommet, nous nous sommes installés afin d’assister à ce magnifique spectacle. Les deux seules autres personnes présentes, également munies de lampes frontales et d’un petit-déjeûner, étaient un jeune couple de suisses. 

 

 

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A 5h30, nous nous sommes remis en route après cette agréable pause.

 

 

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Quelques vues du canyon vertigineux.

 

 

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Voici le fameux labyrinthe de dômes qui ressemblent à de gigantesques ruches d’abeilles.

 

 

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Le jardin d’Eden se termine par un petit bassin d’eau permanent, dont le niveau est plus ou moins élevé selon la période de l’année (probablement au plus bas ici…).

 

 

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Youpiii, une espèce d’oiseaux que nous n’avions encore jamais vue: le pigeon Spinifex ou rock pigeon avec sa belle crête. 

 

 

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Nous avons terminé la marche par une descente agréable, avec des vues imprenables sur la plaine.

 

 

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Impossible à dire ce qui nous a le plus charmé durant ces derniers jours!!! Nous gardons un excellent souvenir du Red Centre et de ses joyaux, malgré la présence de nos amies les mouches. 

 

 

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MacDonnell Ranges

Les MacDonnell Ranges s’étendent d’ouest en est de part et d’autre d’Alice Springs et culminent à 1511 mètres d’altitude. Ce sont les seules montagnes qui subsistent d’une chaîne jadis aussi imposante que l’Himalaya.

 

Les East MacDonnell Ranges recèlent quelques superbes sites sur le long de ses 100 km, avec tout d’abord les défilés d’Emily et Jessie Gaps qui jouent un rôle important dans les croyances aborigènes, d’où les peintures qui ornent leurs faces.

 

 

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Un peu plus à l’est, le Corroboree Rock, avec ses formes étranges et inexpliquées, est également un des lieux sacrés principal de la région.

 

 

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A 70 km d’Alice Springs se trouve la gorge Trephina, où nous avons entrepris une marche d’une heure qui nous a semblé une éternité, à cause de la chaleur écrasante. Mais au final, ça en vallait la peine, parce que les vues depuis le sommet des falaises de quartzite et le lit asséché étaient vraiment fantastiques!

 

 

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Finalement un petit détour par les gigantesques gommiers rouges ponctua la visite de la partie est, parce qu’il faudrait se munir d’un 4×4 pour aller plus loin.

 

 

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Nous avons trouvé les West MacDonnell Ranges beaucoup plus belles et impressionnantes que celles à l’est d’Alice. La Larapinta Trail, l'une des marches les plus célèbres d’Australie, longe tout le massif sur un parcours d’une quinzaine de jours, mais nous nous sommes contenté de parcourir les sites les plus intéressants par la route, vue que pour une fois, celle-ci était goudronnée de bout en bout! 

 

 

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Le premier arrêt se fit au spectaculaire Stanley Chasm bordée de parois abruptes d’un rouge ardent sous le soleil de midi.

 

 

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Depuis là, une montée à pic nous a mené à un joli point de vue sur les massifs.

 

 

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Nous avons dîné au bord du trou d’eau permanent d’Ellery Creek Big Hole pour nous rafraîchir un peu.

 

 

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A 120 km d’Alice Springs, les Ochre Pits furent une source de peinture pour les aborigènes. Les bandes colorées de bruns, rouges, jaunes et blancs proviennent essentiellement du limestone et de l’oxyde de fer.

 

 

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Non loin de la fin des West MacDonnell Ranges se trouve l’Ormiston Gorge qui fut notre endroit préféré. Avec des parois hautes de plus de 300 mètres, d’innombrables gommiers et spinifex, ainsi qu’un autre point d’eau permanent, le spectacle était saisissant.

 

 

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Au retour de la marche, un énorme varan nous attendait pour mettre un peu de vie à notre excursion, car comme d’habitude, nous étions pratiquement seuls au milieu de ces paysages désertiques.

 

 

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Avant de rebrousser chemin, nous nous sommes finalement arrêté à la gorge de Glen Helen.

 

 

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Du sommet de la colline avoisinante, le point de vue sur le Mt Sonder, la vallée et le massif était fabuleux.

 

 

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Nous avons gardé la visite du Simpsons Gap (juste à la sortie d’Alice Springs) pour la fin, parce que les rock wallabies attendent le crépuscule pour sortir de leurs cachettes! On adooooore!

 

 

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Au final, la journée fut tout aussi riche et magnifique que celles des visites beaucoup plus touristiques d’Uluru, Kata Tjuta et Kings Canyon. Une excursion idéale pour ponctuer notre séjour inoubliable dans le Red Centre!

 

 

 

Alice Springs et le Red Centre

Après des milliers de kilomètres parcourus dans le désert et la visite des sites mythiques d’Uluru, Kata Tjuta et Kings Canyon, nous avons enfin retrouvé la civilisation à Alice Springs. Il s’agit de l’unique véritable ville du Red Centre avec ses 26'000 habitants, dont une large majorité d’aborigènes. Elle doit son origine, en 1871, au passage de la ligne télégraphique à côté d’un point d’eau permanent et son nom, «source d’Alice», fait honneur à l’épouse du constructeur de la ligne. Aujourd’hui, près de 400'000 visiteurs viennent chaque année découvrir les merveilles naturelles qui l’entourent.

 

 

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Le cœur d’Alice Springs ne compte que quelques pâtés de maisons agencés autour du centre piéton de Todd Mall. Les rues y sont bordées de restaurants, galeries d’art, boutiques en tout genre et aborigènes qui vendent leurs peintures à un prix modique.

 

 

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Tous les soirs, il est possible d’admirer un magnifique coucher de soleil depuis Anzac Hill qui offre une vue panoramique à 360° sur la ville, les MacDonnell Ranges et le désert.

 

 

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Durant les 4 nuits de notre séjour, nous avons particulièrement apprécié la caravane dans laquelle nous dormions après une semaine complète de camping dans des sites assez rudimentaires. Alice Lodge Backpacker était vraiment charmant avec une piscine, une grande cuisine bien équipée et internet gratuit. On en a donc profité pour se mijoter des petits plats plus sophistiqués que les tranches de rumpsteak au barbecue! 

 

 

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Bien qu’on ait déjà eu l’occasion de voir de nombreux spécimens du Red Centre dans son état naturel, nous avons décidé de visiter le Desert Park pour observer les espèces encore manquantes et revoir celles qu’on apprécie le plus. Tout cela nous est présenté dans trois types différents d’habitats: la rivière du désert, les dunes de sable et les bois.

 

 

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Cindy en a profité pour parfaire ses connaissances en ornithologie et maintenant à chaque oiseau qu’on croise, elle me sort des noms de je ne sais où, du genre «Waouhh le beau Fairy Wren» ou «T’as vu le Crimson Chat là-haut?». Moi je n’y comprends pas grand-chose, mais je trouve tous ces oiseaux très jolis quand même!

 

 

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La veille du départ, nous avons également passé quelques heures dans la galerie d’art et les musées du Cultural Precinct. Avec une large exhibition d’objets et peintures aborigènes, un département consacré à la géologie, la faune et la flore de la région et un musée d’aviation sur les flying doctors, nous y avons beaucoup appris et passé un excellent moment.

 

 

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Mais malgré tous ces aménagements, l’impression d’être dans un petit oasis perdu au milieu du désert persiste à chaque instant. D’ailleurs, il suffit de rouler quelques minutes pour se retrouver à nouveau entouré de vastes plaines arides à perte de vue.

 

 

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Le Mont Conner tente de casser un peu la planéité du désert, mais il est interdit de s’en approcher, car la région est sous le contrôle aborigène et ils désirent préserver ce site sacré des touristes.

 

 

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Finalement, après avoir vu autant de dromadaires sauvages, Cindy s’est mise en tête qu’il serait trop bête de ne pas en monter un avant de quitter le Centre. Alors après une longue discussion, elle a réussi à me convaincre de grimper là-haut, mais à condition qu’on irait sur la même monture tous les deux, parce qu’on ne sait jamais où elles veulent aller ces bêtes!

 

 

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A la fin de notre traversée du désert, notre voiture n'avait pas fière allure et il fallait trouver des moyens pour rafraîchir un peu notre pauvre ordinateur au bord de l'insolation… 

 

 

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